29.04.2010

Actualité

Rendez-vous sur mon nouveau site internet où vous trouverez plus d'informations et de quoi vous ravir les yeux... 

 

14:11 Écrit par Violine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23.02.2010

Le brouillard...

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Waiting for the storm...

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Disgusted...

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L'Autre...

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L'auréole...

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Injonctive...

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Let it flow...

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Les miroirs déformants

Les images des miroirs déformants sont issues de ma fascination pour la gémélité, de la reproduction (presque) parfaite d'un individu, d'un animal, d'un organisme vivant.

Les images obtenues par ce truchement à l'effet de miroir semble alors déformées et recomposer une étrange perfection plastique, tellement parfaite qu'elle en est parfois dérangeante...

 

 

Her Heart...

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A l'Est...

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Les Kaléidoscopes...

L'envie de pousser plus loin le thème du miroir et du double m'est apparue de manière évidente, presque viscérale. M'imaginant alors une feuille de papier sur laquelle je jetterais de l'encre et que je plierais verticalement et horizontalement, j'obtiens des carrés d'images parfaits. Chacune de celles-ci participant à l'équilibre des autres, le centre s'ouvre alors pour laisser découvrir un tout autre monde...

 

C'est un peu comme un test du Rorschach photographique...

 

Je ne m'en lasse pas !

 

A vos inconscients... prêts...
 
imaginez...

Sarcophage...

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The True face...

usine_blog

Les photos singulières...

Les histoires se racontent aussi de façon singulière...

22.02.2010

Ce qu'il reste...

osmose_blog

21.02.2010

Il latent...

allongé_blog

A la nage...

osmose3_blog

Projet de mise en scène

Je prépare actuellement une mise en scène d'un de mes textes appelé "Monsieur X" avec une comédienne professionnelle et un danseur. Il s'agit d'un projet de spectacle vivant alliant théâtre et danse sur fond musical, le tout accompagné de projections visuelles.

Le texte :

Le sujet du texte relate les mots d’une jeune femme et retranscrit  de manière volontairement brute le fruit d'une matière ayant au préalable fait l'objet d'un journal intime, écrit au jour le jour, en situation de désir, de crise et d'interrogation sur le pourquoi des  attachements et déboires sentimentaux.

Le style est donc direct et la rythmique du texte se calque sur la musique interne de l’auteur au moment même de l’écriture, faisant ainsi parfois echo au slam.

Certaines paroles de chansons en anglais sont parfois prises au vol dans le prisme littéraire et participe de la musicalité du texte.

 

Extrait :

Toi. Pas subtil. Pas intéressé. Pas beau ni doux. Pas attentionné. Pas présent. Pas passé.
Immobile, n’insistant pas. Pas ici mais là bas. Pas assez près de moi.
A-PA-THIQUE
Je me noie.
 
Leave me alone / Leave me alone
 
Faut que ça se sache.
Faut plus que j’m’amourache.
On calfeutre les tendancieuses addictions et crève l’abcès du contencieux en suspend…
Je vais pas te dire que je t’aime.
Je perdrais l’avantage
Des matins laborieux
De ta voix rauque, abysses boréales
De tes coups de reins précieux
De ce seul corps qui m’a à l’arme.


 

Dramaturgie :

La parole étant féminine, le choix d’une comédienne comme porteuse de parole s’impose de lui-même.

Toutefois, la présence masculine étant au centre des pensées et mots, est aussi forte et importante que la parole. Ceci explique le choix d’un danseur et la volonté de le voir se mouvoir en silence autour de l’énonciatrice, comme une force omniprésente et qui la hante continuellement.

 

Scénographie:


- A cours : la comédienne se tiendra au milieu d’un tas de terre qui se transformera peu à peu en boue au long du spectacle.  La terre fait référence à la matière originelle contenant en puissance les possibilités d'évolutions d'un être vivant. Elle est le symbole de la générosité, de la réceptivité, de la malléabilité, qualités associées à la féminité.

La boue, quant à elle, est l’état latent de la terre, lorsque celle-ci a été érodée par l’eau, autre symbole de féminité symbolisant les émotions, l’intuition et le ressenti. Cette boue représente donc les possibilités d’évolutions réduites à néant par les larmes, par les déceptions. La matière liquide évoque de manière explicite la liquéfaction de la comédienne, la boue renforçant alors l’idée de gâchis. Notons toutefois que cette boue peut être fertilisante, ce qui fait alors écho à la fin du texte, non dénuée d’espoir.

 

- Dans la partie jardin : le danseur effectuera une chorégraphie autour et sur un matelas deux personnes posé par terre. Une vieille télévision trônera dans le fond, rappelant ainsi l’univers quotidien que la comédienne voudrait idéalement atteindre. La combinaison matelas-télévision renforce aussi l’idée de la relation de couple installée dans une routine ainsi que les relations sexuelles.

 

- Le fond de scène sera occupé par une toile blanche sur laquelle seront projetés images et mots en rapport avec le texte. Devant cette toile, et du côté cours, pendra aussi un micro. Sa position sera vide de sens à première vue mais se chargera de signification au fur et à mesure des projections et de la non interaction entre le danseur et la comédienne.

 

 

Comédienne : Aurélie Vauthrin-Ledent


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Aurélie Vauthrin-Ledent a débuté ses études d’Art Dramatique à Censier III Sorbonne, puis au Conservatoire National de Région de Rouen. Elle est licenciée du Conservatoire Royal de Bruxelles (2006).

Au théâtre, Elle a joué dans Aglavaine et Sélysette  de Maeterlinck (m.e.s. O.Collinet), Independence de Lee Blessing (m.e.s. Th. Robrechts), Memento  de Jean Vilar (m.e.s. J.-C.Idée), Premières Rencontres de Ch.Degotte, La Traversée de la Mort de J.Youssfi, Poppée de Renaud de Putter.

 

Elle a également suivi divers stages notamment avec Farid Paya, Anne Raphaël, Yves Beaunesnes, Nicoletta Branchini, Shaula Cambazzu, et enchaine plusieurs work-shops avec Daniel Danis.

 

Elle participe à de nombreuses lectures spectacles (J.-C.Idée, C. Blatrix, E. Harmegnies…) et tourne dans divers courts-métrages en France et en Belgique.

 

En 2005, elle aborde la mise en scène avec Danse (textes nés d’atelier d’écriture collective) et Entrechats (Julia Deuley).

En 2006, elle dirige La rafle du Vel d’Hiv de Maurice Rajsfus. En 2008, elle assiste Hervé Guerrisi pour L’Incendie de la ville de Florence (O. Coyette) et Daniel Danis, lors d’un work-shop autour du texte Yukie, dont il est l’auteur.

 

Elle aborde enfin l’écriture avec la pièce Cerise à l’Eau de Vie et Trilogie pour contredire Mozart.

 

Le danseur : Gaetano Vanto

 


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CV artistique

Formations :

2010 : Creating Performance Workshop mené par Patrice  Naiambana, directeur artistique de Tribal Soul Arts

 

2008 et 2009 : Workshops de danse contemporaine par la compagnie Ultima Vez, conduits par Mureil Herault en 2008, et par Jorge Jauregui en 2009

 

2006 : Stage de doublage "Les voix que l'on regarde"' par Daniel Nicodeme

 

2004-2006 : Conservatoire Royal de Mons : Licence en Art oratoire, classe de Bernard Damien

 

2001-2004 : Conservatoire Royal de Mons : Premier Prix en Art dramatique, classe de Bernard Cogniaux

 

1992 -1994 : Conservatoire Marcel Quinet de Binche : Art dramatique, diction, travail de masque neutre, stages de Commedia dell'arte - Cours de solfège et de guitare classique

 


Expériences professionnelles sur les planches :

 

2010 : Boma Yé (reprise), seul en scène. À L'Ozart'Vin, Ellezelles.

2010 :   Danse jardin, danse!
, spectacle jeune public écrit et interprété avec Emmanuelle Ormancey. À La Villa, Centre culturel de Ganshoren.

 

2009 :  Papiers d’Arménie (Reprise). Dans les Centres culturels de Braine-le-Comte, Huy, Ottignies, Dinant, Ciney et Ath.

 

2008 : Bureau de tabac – Bruxelles. Au Théâtre Marni, dans le cadre de la « Fenêtre sur le Portugal », mise en scène d’Odile Vansteenwinckel, poème de Fernando Pessoa.

 

2008 : Clins d’œil au masculin, battements de cils au féminin – Bruxelles. À l’XL Théâtre et au Botanique. Mise en scène et texte de Bernard Damien.

 

2008 : L’enfant froid – Bruxelles. Au Zone Urbaine Théâtre. Assitant à la mise en scène de Laurent Capelluto.

 

2007 : Papiers d’Arménie – Bruxelles. Au Théâtre Le Public. Mise en scène de Guy Theunissen, rôle de Levent.

 

2007 : Boma Yé - Bruxelles & Mons. À l'XL Théâtre, au Botanique (Prix "Le Manteau d’Arlequin" Saison 2006-2007 des " Lundis du Botanique ") et à La Maison Folie. Seul en scène. Mise en scène Bernard Damien, texte de moi-même.

 

2006 - 2008 : animateur d'un atelier de théâtre à l'École du Futur à Mons, projet coordonné par Virginie Thirion.

 

2006, 2007 : ai prêté ma voix pour de la post-synchronisation (Dub and Co).

 

2006 : La Hotte aux Chansons. Présentation de ce concert au Centre Culturel d'Auderghem, avec Maud Pelgrims.

 

2005 et 2006 : Elle lui dirait dans l'île - Bruxelles. Mise en scène par Bernard Damien, à L'XL Théâtre et au Botanique.

 

2005 - 2006 : animateur d'un atelier d'initiation au théâtre pour élèves de 1re et de 2e années à l'Athénée Royal d'Uccle2.

 

2005 : Giacinto Scelsi, récitant lors d'un concert autour de l'oeuvre du compositeur et poète, au MAC's, site du Grand-Hornu.

 

2004 : Premières Rencontres - Bruxelles. Pièce mise en scène par Charlie Degotte et Sam Touzani, jouée au Théâtre de Poche.

 



 

Le sourire

Le voilà, à nouveau placardé sur la figure. Il s’affiche quand je fais mine de m’en ficher pas mal. Semblant de même pas mal. Mauvais augure.


Je le sens, englué, presque cloué de force de part et d’autre de mes joues pour les écarteler à sang/à vif/à vivre, ce sourire.


Le sourire du dessus, presque ingénu, le sourire de celle qui ne peut pas flancher, qui ne s’autorisera la faiblesse que lorsqu’elle sera seule, esseulée. Le sourire de celle qui se décompose de l’intérieur, qui semble faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Tiens chéris, prends ce rictus pour acquis et restons bons amis. Considère cette contorsion labiale comme mon ultime congratulation à cet énième refus. Mon acquiescement tacite, mon « oui-oui-bien-entendu » à ton rejet létal…                      

                                 Si tu savais, ça me tue.


Je vais devoir lavage de cerveau forcené.

Ravage.

Sauvage.

Je vais devoir me faire vomir œillades sucrées, tendresse concentrée.

                                          Super

Si tu savais comme j’aimerais être sincère, comme j’aimerais vomir ce bloc de détritus qui m’obstrue la gorge, qui paralyse la pomme d’Adam à présent obtue. Aie, aie.

                                   J’en crève d’abcès

Comme j’aimerais ne pas être profondément déçue.

 

Baveuse d’hypocrisie, j’aurais bien besoin d’un bavoir pour cracher sans bavure.

Alors je me racle la gorge, oui, je touche le fond du fond des parois de l’œsophage. Là où raclure d’ordure ménagère.

Ça pique, ça coince, si tu savais. Ça me déchire, me désempare, me déboîte noire la voix. Ça me déraille les cordes vocales et je parle faux. L’entends-tu, dis ?! 

Rémifasolasido

Faux faux faux.                  ARCHI FAUX !

T’aperçois- tu du masque fantasque des verbes que j’emploie… du flasque boueux de mes répliques ? M’entends-tu quand je me noie ? 

                                                  

                              Et tu panses quoi toi ?

 

Ecoute-moi d’un peu plus près : passée à la loupe/au crible/au cran d’arrêt, criblée de plomb verbal : je ne suis qu’une piètre actrice sur le carreau le cœur au carré. Prisonnière de ton veto sentimental, ce ne sont pas de balles à blanc dont tu me parles et je reprends brusquement conscience des boulets à mes pieds ankylosés, de ma poitrine atomisée.


Tout bien réfléchis, comment avais-je pu l’oublier ?


J’auditionnais le premier rôle, j’ambitionnais une histoire drôle comme toujours/pour pas changer.

Et pour finir je ne peux que donner le change, impossible d’improviser avec ce scénario à deux balles ! 

 

Nulle/zéro-bulle.

 

De papier glacé je me tapisse la face.

Pour sauver les apparences, il ne me reste qu’à scruter l’horizon et sourire aux anges d’un air intéressé et surtout, pour l’amour du ciel, éviter de parler !

Eluder en silence, vider l’évier de l’intérieur à l’intérieur, de grâce, pitié seigneur… et évider mon désarroi à main nue bien à l’abri du château fort.

                                Et là….

Je veux du sang du sang du sens.

Sur les murs mûrs. Exploser Ex/terminer

Éclater le crâne de l’illusion contre la pierre, mon cœur de cailloux. …

Je veux de la chair à vif, rougeoyante, suintante, que ça pue la viande, que ça dégouline de pu, que les boyaux soient à l’air que l’humide frétille et que le chaud pulse encore.

Et qu’il coule… coule… coule...


Rouge à l’agonie, mauve bouffi/noir turgescent et brun liquide.

A l’intérieur de la citadelle règne la prunelle fauve.

 

En attendant la bête bouillonne et la minable fillette reprend du service.

On lui tire sur les couettes, on lui crache à la figure, on la secoue dans tous les sens. On la jette à terre on la piétine et on lui pisse dessus.

Ah tu espérais, hein ?!

Gamine abjecte, juste bonne à rester seule, à être abandonnée.

Bouffe ! Vas-y bouffe la boue, boue boue et tu peux bien bouder, il n’y a personne ici pour t’entendre !

 

Beaucoup trop/Tous au-dessus d’elle à présent, les vautours de mon arrogance déchiquètent les espérances célébrant ainsi la cruauté naturelle de l’enfance. Et voilà ma petite, ma pupuce, mon poussin adoré livrée à cette armada de têtes brûlées au visage d’ange.


J’enrage, bordel !

 

À l’abris des regards indiscrets, chéri, si tu voyais l’abattoir !

 

Mais tout est presque propret pour tes yeux non avisés et sur mon minois aseptisé règne le souverain mensonge d’un soir.

Foutage de gueule, ouais ! J’ai juste l’air un peu plus figée que d’habitude, pas de quoi fouetter un chat ni me prendre dans tes bras.

Pas de quoi s’inquiéter, non, la routine quoi. Surtout si je dis que je comprends, que j’compatis, que ça ne doit pas être facile, que je fais mine d’être docile et qu’en plus, je le pense vraiment.

Oui, que tout passe avant…

 

Et je reste bras ballant devant le poster, l’agrandissement géant de la petite pétasse, là, devant mes yeux qui s’embuent.

Cette pétasse dont son cœur est épri, celle qui n’a rien fait pour ça, juste là avant moi et qui lui a tout appris.

Celle qu’il désigne en majuscule, tout en euphémisme, la première à élever l’amour au paroxysme.

Vile passion qui le détient captif/captivé par une photo, fragment du passé/dépassé/un peu pâle.

Et elle sourit, la garce, elle sourit… elle aussi !

 

 

 

19:14 Écrit par Violine dans T'Ex-te | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sourire, texte |  Facebook |